Psychomotricité-Bordeaux-Psychomotricien
Nicolas Renouard
Psychomotricien D. E.
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Les difficultés des enfants intellectuellement précoces
J. Ch. Terrassier a appelé le SYNDROME DE DYSSYNCHRONIE qui correspond à un développement hétérogène chez l'enfant intellectuellement précoce. Il existe à plusieurs niveaux :

Décalage entre développement intellectuel et développement moteur qui aboutit souvent à des difficultés psychomotrices. Il arrive d'observer des difficultés de maladresse. L'enfant peut être mal à l'aise dans les activités manuelles, en particulier au niveau de l'écriture. Souvent, l'enfant essaie de fuir les tâches motrices et masque ses difficultés par une intellectualisation. L'adulte va souvent dire de lui qu'il est un enfant "cérébral". Pour autant, il ne faut pas minimiser l'hétérogénéité de l'enfant intellectuellement précoce. Le développement psychomoteur nécessite une harmonie entre les différentes compétences motrices et psychiques.

Décalage entre différents secteurs du développement intellectuel : Les tests de raisonnement et d'analogie sont plus brillamment réussis que les tests information, vocabulaire et arithmétique, ce qui pourrait mettre en évidence le rôle négatif de l'environnement qui ne permettrait pas à l'enfant intellectuellement précoce des acquisitions à la mesure de ses capacités.

Décalage intelligence - affectivité : son intelligence fine lui donne accès à des informations anxiogènes car son niveau de relative immaturité affective ne lui permet pas de les assimiler de façon économique. Par ailleurs, ce décalage intellect-affectif fait que l'enfant intellectuellement précoce ne peut obtenir des gratifications dans les deux domaines dans ses relations avec les autres.
Remise en cause de certains concepts

Le concept de dyssynchronie commence à être battu en brèche comme celui des enfants "zèbres" ou de la pensée en arborescence.

En consultation, que ce soit les psychomotriciens ou les psychologues nous recevons régulièrement des enfants avec de haute potentialité. Ceux que nous recevons, donc ceux qui consultent, ont souvent une variance dans les résultats des tests psychométriques ou psychomoteurs.

Pour autant, est-ce la "normalité" d'un enfant avec de haute potentialité?

Nous ne recevons pas les enfants intellectuellement précoce qui sont dit "homogènes" dans leur différentes compétences. La plupart n'ont pas besoin d'un psychomotricien ou d'un psychologue.

La "normalité" serait justement d'être homogène entre ses différences compétences et d'avoir une pensée bien structurée et non en arborescence.

Il a été montré par la Professeure Laurence Vaivre-Douret (Directrice de l’équipe de recherche INSERM « Neuro-développement et troubles des apprentissages ») dans ses études sur le développement neuro-psychomoteur qu'à la naissance un enfant intellectuellement précoce a une précocité dans la maturation de sa motricité, avec par exemple une poursuite oculaire plus mature. Dans la première année de vie, les différentes acquisitions posturo-motrices et locomotrices se font précocement également. Son hypothèse principale semble être une avance dans la myélinisation des voies de conduction nerveuse (gaine isolante qui entoure les fibres nerveuses). Leur avance développementale au niveau de la mise en place de la myéline ne se limiterait pas uniquement à leurs compétences dites verbales.

Alors comment expliquer dans notre clinique les variances observées? Il n'y a pas de réponse généralisable à tous les enfants intellectuellement précoce. Peu souvent, il est proposé aux enfants avec des variances importantes une observation globale de toutes leurs compétences. Par exemple, un enfant qui présente une différence importante au niveau de l'indice de vitesse de traitement ou l'indice visuo-spatial au WISC V peut chuter ses épreuves en raison d'une difficulté motrice. Le risque est de penser que ces deux indices sont un domaine moins fort intellectuellement alors que ce n'est pas forcément le cas. Si les observations s'arrêtent au WISC V, il n'est pas possible de comprendre cette variance dans les résultats. Une évaluation neuro-psychomotrice va permettre de comprendre l'influence éventuelle de la motricité dans ces épreuves. Les deux évaluations sont alors complémentaires. Lors de l'évaluation neuro-psychomotrice, il sera recherché les différentes "causes" possibles de cette difficulté motrice (Dyspraxie de développement, troubles neurologiques discrets qui passent inaperçus, etc.)


 

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